Mon stage en Afrique, une expérience unique

Mon stage en Afrique, une expérience unique

Ayant remarqué qu’on relate peu l’histoire des personnalités noires dans les manuels scolaires, Christopher Loïs Merisier a décidé de pallier cette lacune en créant une exposition sur l’histoire des Noirs. Finaliste du programme Forces AVENIR, qui vise à promouvoir l’engagement étudiant, il a été l’heureux gagnant d’un stage offert au Burkina Faso en collaboration avec L’ŒUVRE LÉGER lors de la soirée de gala. Il s’est donc envolé pour le Burkina Faso. Voici ses impressions.

Je n’avais jamais imaginé l’Afrique si différente de là où je vis. En plein centre-ville d’Ouagadougou, les piétons, les voitures, les motorisés et les vélos roulent dans un ordre anarchique. Malgré mes origines haïtiennes, les gens me regardent et savent que je ne suis pas d’ici. Ils sont sympathiques et ouverts, mais toutes les 30 secondes, on souhaite me vendre quelque chose. Cela ne me dérange pas, j’aurais fait la même chose pour nourrir ma famille. Le partage et l’entraide sont également des valeurs très présentes ici. À preuve, j’ai aperçu quatre inconnus se partager un taxi pour diminuer le coût de déplacement. Les gens vivent de peu, mais ils ont toujours un sourire à leur visage.

En Afrique, je le comprends rapidement, bien se nourrir devient vite un défi quotidien. Si l’une des forces du peuple burkinabé est la résilience, j’ai remarqué aussi sa force collective. Au cours de la visite des organisations partenaires de L’ŒUVRE LÉGER pour le projet Innovation et mobilisation pour la sécurité alimentaire, j’ai pris conscience des progrès réalisables lorsque collectivement on se prend en main. Grâce aux moyens donnés et à l’accompagnement offert, des femmes qui peinaient à nourrir leurs enfants ont appris de nouvelles méthodes de production agricole, ont amélioré suffisamment leurs revenus pour assurer l’éducation de leurs enfants.

Une autre grande difficulté observée au cours du stage est la disponibilité de l’eau potable. Imaginez-vous devoir marcher des kilomètres quelques fois par jour dans des conditions presque désertiques pour vous abreuver et vous laver… Mais le manque d’eau a aussi des répercussions sur la production agricole. Il ne pleut que trois mois par année et il faut souvent creuser plus de 40 mètres pour trouver de l’eau. On est très loin de notre réalité québécoise. Le projet prévoit aussi de creuser des puits d’eau potable à proximité pour la population, mais également pour les terres. Ces puits amélioreront beaucoup les conditions de vie de ces personnes, c’est certain! Je n’ose imaginer les progrès réalisables avec plus de moyens…

Ce stage m’a donné envie de contribuer à un monde meilleur. J’ai vite compris que le vrai sens de la vie est de réaliser nos ambitions et nos rêves tout en redonnant à la communauté.

9474_OL_BULLETIN_PRESENT_MAI2016.inddCet article est issu de l’édition Printemps 2016 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AU PRÉSENT. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *