Santropol roulant : À la rencontre des aînés

Santropol roulant : À la rencontre des aînés

Popote roulante / Montréal

Alors qu’il y a environ 300 popotes roulantes au Québec, dont une centaine sur l’île de Montréal, le Santropol Roulant est la seule et unique popote roulante intergénérationnelle. Ce sont en majorité des étudiants universitaires qui livrent, à pied ou à vélo, des repas chauds à des personnes âgées ou en perte d’autonomie et qui souhaitent rester à la maison le plus longtemps possible. Aujourd’hui, ce sont 300 clients par année qui reçoivent ce service de livraison de repas chauds à domicile.

L’âge moyen des clients est de 77 ans, mais la plus jeune cliente a 22 ans alors que la plus âgée en a 103 ans. Chaque année, 21 000 repas sont livrés, 5 jours sur 7. Le Santropol Roulant livre ses repas le soir, en fin de journée et les samedis. Le client paye la moitié des frais occasionnés par la production du repas. Tous les clients sont dirigés vers l’organisme par le CLSC. Les femmes représentent 61 % de la clientèle du Santropol, car la pauvreté chez les femmes âgées est plus importante que chez les hommes.

Kateri Decary, directrice de la popote roulante, exprime bien l’originalité du projet :

« Au quotidien, les jeunes et les personnes âgées ne sont pas portés à se rencontrer. Le Santropol Roulant crée cet espace de rencontre et d’échange à travers la livraison de services, d’un repas à la porte, et ça sert vraiment à réduire les préjugés, autant ceux que les aînés ont envers les jeunes que ceux des jeunes envers les aînés. Et, ça permet de créer de belles relations. »

Autour de la popote roulante s’est greffée, avec le temps, une multitude de projets soutenus par les bénévoles. Sur les toits, ils font pousser leurs légumes et ils y ont installé des ruches pour produire leur propre miel. Pour éviter les pertes et être en mesure de transformer les aliments, ils préparent des conserves et produisent leur compost. Annuellement, ils organisent des activités de rencontre entre les bénévoles et les clients de la popote. Enfin, ils ont un atelier de vélo communautaire qui permet aux bénévoles et aux membres d’apprendre à réparer leur vélo à peu de frais.

« L’ŒUVRE LÉGER est un partenaire de longue date. C’est vraiment un financement sur lequel on peut compter. Chaque année, les organismes à but non lucratif doivent amasser tous les fonds nécessaires pour offrir leurs services. Le partenariat que l’on a avec L’ŒUVRE LÉGER nous permet de tenir nos activités et de faire de la planification. Donc, on peut aussi prévoir les répercussions de nos actions grâce à ça. C’est vraiment précieux!»

page1Cet article est issu de l’édition mars 2016 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AU QUÉBEC. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

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