Utiliser l’éducation comme outil de réinsertion

Utiliser l’éducation comme outil de réinsertion

Déclic, arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, Montréal

Pour un jeune qui termine ses études secondaires ou collégiales, un choix s’impose : poursuivre sa formation ou aller vers le marché du travail.

Mais quand ce jeune fait face à des situations qui le fragilisent, le défi de se projeter dans l’avenir, de réussir son parcours scolaire et d’obtenir son diplôme peut sembler insurmontable. C’était le cas pour Kenny, qui a pu compter sur l’aide de Déclic dans son cheminement. Cet organisme offrant des programmes d’intervention a su lui assurer un soutien adapté à l’ensemble de ses difficultés.

À l’époque où Kenny fréquentait le centre Marie-Médiatrice, une école pour adultes à Montréal, il était très isolé, renfermé et il fuyait les autres élèves.

« C’est l’ancienne directrice adjointe du centre qui m’a mis en contact avec Déclic. J’avais des difficultés à l’école et elle trouvait que j’avais l’air malheureux, ce qui était absolument vrai. À ses yeux, c’était le meilleur moyen pour moi de retrouver un peu de bonheur », explique-t-il.

En effet, le bonheur se faisait rare pour Kenny, lui qui avait été séparé de sa mère dès l’âge de 4 ans et qui avait fréquenté environ huit familles d’accueil jusqu’à ses 18 ans. Ces expériences troublantes et traumatisantes ont grandement affecté sa confiance en lui et sa perception de la société, en plus de bouleverser son parcours scolaire.

Déclic est un organisme qui intervient auprès de jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans en difficulté et en détresse psychosociale. Des jeunes qui, malgré leurs parcours de vie difficiles et les nombreux défis qu’ils doivent surmonter, souhaitent et peuvent être scolarisés.

« Kenny avait des forces extraordinaires, mais il était incapable de les utiliser à son plein potentiel. Pour l’amener à exploiter ce potentiel, on mise sur l’authenticité de la relation d’aide et on s’adapte à ses problèmes complexes, » explique Benoit Bernier, directeur clinique de l’organisme.

« On a travaillé avec lui en profondeur sur les dimensions sociale et personnelle pour solidifier sa structure, l’aider à poursuivre et à réussir son parcours scolaire. Le résultat est qu’aujourd’hui, Kenny a éclos : il a réussi à obtenir son diplôme secondaire et il s’est épanoui. »

Partenaire de longue date de l’organisme, L’OEUVRE LÉGER maintient son appui par la voie du programme de psychothérapie. Pour Sonia Lombart, directrice générale de Déclic, « le soutien de L’OEUVRE LÉGER est important non seulement pour la poursuite de nos activités, mais également pour valider l’efficacité de notre approche sur la persévérance scolaire ».

Cet article est issu de l’édition Hiver 2017 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AIDE AUX SANS-ABRI. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

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