Un milieu pour sortir de sa solitude

Un milieu pour sortir de sa solitude

L’Orignal tatoué, Joliette, Lanaudière

Pour un jeune qui éprouve des difficultés, qui trimbale son sac entre ses parents et ses amis, et qui se retrouve sans domicile fixe, des lieux de transition, tels que le café de rue l’Orignal tatoué à Joliette, peuvent devenir des points d’attache importants, comme cela a été le cas pour Maxime.

Que ce soit sur le plan familial, amoureux ou social, Maxime, 24 ans, a connu son lot de difficultés. Tout d’abord, il s’est beaucoup promené. Chassé de chez sa mère, à Lavaltrie, à l’âge de 18 ans, il a posé sa valise tour à tour chez son père, à Saint-Jérôme, chez sa sœur, à Crabtree, et chez des amis ou dans d’autres appartements, à Joliette. Puis, il a vécu une douloureuse rupture amoureuse qui l’a mené, avec ses problèmes de consommation, à une tentative de suicide. Enfin, il a dû surmonter le deuil d’une amie proche. Au fil de toutes ces expériences difficiles, il allait à L’Orignal tatoué pour se nourrir, socialiser, prendre un temps d’arrêt et sortir de sa solitude.

L’Orignal tatoué est un café de rue ouvert aux jeunes âgés de 16 à 30 ans qui sont en situation de rupture sociale. Cet endroit chaleureux et accueillant a pour mission de briser leur isolement dans une optique de réinsertion dans la société. « Les jeunes sont toujours les bienvenus et peuvent profiter de nos services et de la nourriture gratuite, mais il y a trois choses qu’on leur demande en retour, mentionne François, intervenant : laver la vaisselle qu’ils utilisent, respecter les valeurs qu’ils ont adoptées et le break de rue, soit une pause de consommation, de conflits, de violence et de criminalité. »

« La plupart des jeunes qui nous fréquentent sont en situation d’instabilité résidentielle et nous arrivent avec plusieurs problèmes à la fois. Pour les aider, on fait venir des ressources ici, au café. L’ŒUVRE LÉGER contribue à la prévention de l’itinérance en nous offrant une ressource de plus pour soutenir et accompagner des jeunes qui ont souvent déjà vécu trop de ruptures. Pour eux, ce lien de confiance compte beaucoup », explique Stéphanie Godin, coordonnatrice du café de rue.

Maxime a pu surmonter ses problèmes grâce au rôle essentiel joué par L’Orignal tatoué. Aujourd’hui, cela fait plus de deux ans qu’il ne consomme plus et il s’est même découvert une nouvelle passion après un retour aux études : l’ébénisterie. « Mon objectif est de démarrer une compagnie avec un de mes chums. On est vraiment dévoué à ça. » Parions qu’ils ne manqueront pas de commandes!

Cet article est issu de l’édition Hiver 2017 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AIDE AUX SANS-ABRI. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

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