Répondre aux besoins alimentaires de base

Répondre aux besoins alimentaires de base

PAS de la rue, Centre-Sud, Montréal

Vivre dans la rue n’est une partie de plaisir pour personne, et ce l’est encore moins à mesure qu’on vieillit.

Affronter une aussi dure réalité n’est pas sans conséquence et, avec la vieillesse, la santé physique et psychologique se fragilise plus rapidement. Malheureusement, on dénombre de plus en plus de personnes vieillissantes sans domicile fixe. C’est pourquoi L’ŒUVRE LÉGER appuie l’organisme le PAS de la rue, qui vient en aide, depuis maintenant 20 ans, aux personnes de 55 ans et plus en situation de grande précarité.

Avec le vieillissement général de la population, ces gens trop souvent oubliés de la société, qui connaît peu leur réalité, sont de plus en plus nombreux à se retrouver en situation d’itinérance, et ce, la plupart du temps, pour la première fois de leur vie. L’an dernier seulement, l’organisme a vu son taux de fréquentation bondir de 39 %! « Pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils tombent dans une situation d’itinérance après, souvent, la perte d’un emploi et un problème de santé », explique Robert Beaudry, directeur du PAS de la rue.

Pour aider ces gens à éviter l’itinérance ou à s’en sortir, l’organisme offre un continuum de services, de la rue jusqu’au logement de transition, en passant par l’accueil, le soutien et la sécurité alimentaire. Par son appui, c’est d’ailleurs ce volet que L’ŒUVRE LÉGER a permis de consolider au cours des dernières années.

Dans son centre de jour fréquenté par près de 500 personnes chaque année, le PAS de la rue offre un service alimentaire de base (déjeuner et dîner) ainsi que des activités d’autonomisation alimentaire sous forme de causeries et d’ateliers mensuels. Ce programme est adapté à la réalité et aux besoins exprimés par les personnes âgées précarisées, favorise leur participation et améliore leur sentiment de sécurité alimentaire en leur donnant accès à des aliments de qualité. En plus de répondre plus adéquatement aux besoins alimentaires des personnes âgées en fonction de leur état de santé, ce projet les amène également à développer d’autres compétences, comme faire un budget, ou de nouveaux champs d’intérêt, par exemple la cuisine.

« Pour nous, au PAS de la rue, le soutien de L’OEUVRE LÉGER est essentiel, puisqu’il nous permet non seulement de maintenir ce programme, mais surtout de nous attaquer à la problématique de l’insécurité alimentaire d’une population vieillissante de plus en plus vulnérable à l’itinérance », conclut M. Beaudry.

Cet article est issu de l’édition mars 2017 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AU QUÉBEC. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

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