Papillon lol : Ouvrir le dialogue sur la violence

Papillon lol : Ouvrir le dialogue sur la violence

Papillon lol / Haute-Gaspésie

La région de la Haute-Gaspésie arrive souvent en tête de liste quand il est question de pauvreté et de ses répercussions. Le stress engendré par la pauvreté et le manque d’éducation génère fréquemment dans les familles un climat de tension et de violence dont les femmes font souvent les frais. Le Centre Louise-Amélie est une maison d’aide et d’hébergement pour femmes violentées dans un contexte conjugal. Pour mieux prévenir la violence, l’équipe du Centre a conçu le projet pilote Papillon lol qui s’adresse aux adolescentes de 11 à 17 ans de la région haute-gaspésienne.

Lol (laugh out loud) est un acronyme très répandu sur Internet, symbolisant le rire ou l’amusement. Pour aborder des sujets aussi difficiles que la violence, l’abus et le sexisme, Papillon lol veut créer une série d’ateliers adaptés à la réalité des adolescentes. Ces ateliers de réflexion se dérouleront autour d’un bon repas, propice aux rires et à la confidence en groupe de six à dix jeunes filles. Ils seront animés par deux intervenantes de la maison d’aide et d’hébergement, formées respectivement en travail social et en soins infirmiers, et pourront varier en fonction de l’intérêt démontré par le groupe du moment, de l’actualité et des propositions des adolescentes.

Les dix soirées se dérouleront en dehors du réseau scolaire, car l’organisme croit que les adolescentes s’y sentiront plus libres de s’exprimer entre elles. Les thèmes seront abordés de front, sans censure : l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de soi, l’hypersexualisation, l’intimidation, la jalousie, etc. Au moyen de ces ateliers, le groupe veut aiguiser le sens critique de ces jeunes à l’égard des signes précurseurs de la violence, déconstruire les clichés sexistes et créer des liens ainsi qu’un réseau d’entraide entre des adolescentes qui habitent souvent loin l’une de l’autre.

L’invitation auprès des filles est diffusée dans les écoles, les cliniques, les centres communautaires et les maisons de jeunes de la grande région. Un premier groupe verra le jour sous peu à Sainte-Anne-des-Monts, mais l’organisme espère qu’avec la demande, il pourra multiplier les groupes et ajuster le contenu en fonction de l’âge des participantes.

« C’est l’importance qu’accorde L’ŒUVRE LÉGER à l’égalité entre les hommes et les femmes qui nous a amenés à vouloir travailler avec elle. Lorsque mes collègues m’ont soumis le nom du projet, elles m’ont dit que lol, c’était aussi, à leurs yeux, l’acronyme de L’ŒUVRE LÉGER! »

– Monic Caron, directrice du Centre Louise-Amélie.

page1Cet article est issu de l’édition mars 2016 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AU QUÉBEC. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

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