Le goût d’apprendre, c’est aussi une histoire de famille

Le goût d’apprendre, c’est aussi une histoire de famille

Je soutiens mon enfant à l’école / Rive-Sud

Depuis 20 ans, Le Fablier, une histoire de famille, un organisme d’alphabétisation familiale et de prévention de l’analphabétisme pour les parents et leurs enfants âgés de 0 à 12 ans, a conçu plusieurs projets visant la promotion de l’alphabétisation des enfants et la prévention de l’échec scolaire. Grâce à cette expérience, l’organisme en est arrivé à la conclusion que les outils d’apprentissage actuels sont souvent mal adaptés lorsque le parent présente lui-même des lacunes en lecture et en écriture. C’est pourquoi Le Fablier veut implanter, dès l’automne prochain, le projet Je soutiens mon enfant à l’école pour les élèves du préscolaire à Longueuil.

Selon les dernières données, 53 % des Québécois et Québécoises âgés de 16 à 65 ans éprouvent des difficultés de lecture, ce qui les empêche d’accompagner efficacement leurs enfants dans leur cheminement scolaire.

« Souvent, les personnes qui présentent des difficultés de lecture ont eu de mauvaises expériences dans leur enfance. L’objectif du projet est de déconstruire cette expérience négative en amenant le parent dans le milieu scolaire de son propre enfant. Ce n’est qu’après avoir changé cette perception négative de la personne qu’on peut l’outiller adéquatement dans ses compétences de parent éducateur. Tout au long de l’atelier, nous cherchons à développer son autonomie et sa confiance en soi. Du côté de l’enfant, nous cherchons à ce qu’il ait une bonne estime de lui et qu’il reçoive une image constructive de l’école de la part de son parent. Enfin, le simple renforcement du lien familial participe grandement au succès scolaire. »

– Sonia Desbiens, coordonnatrice du Fablier

Après 20 ans d’éducation populaire autour de l’alphabétisation, Le Fablier a plusieurs succès à son actif.

« Il y a même une mère de famille monoparentale qui est retournée terminer ses études secondaires après avoir fréquenté nos ateliers avec ses trois enfants. Participer soi-même à l’éducation de son enfant dans un environnement ludique, ça pousse à aller plus loin. Nous incitons aussi les parents à s’impliquer dans la vie démocratique de l’organisme, ce qui leur donne une expérience de vie active et favorise leur inclusion sociale.»

Avant de choisir le partenaire financier qui lui convenait, l’organisation a pris soin d’analyser la stratégie d’action de L’ŒUVRE LÉGER pour vérifier si sa mission et ses valeurs correspondaient aux siennes.

« Nous voulions nous assurer que la perception du partenaire concernant la pauvreté était la même que la nôtre. Nous aimions l’approche de L’ŒUVRE LÉGER et sa manière de nous accompagner. L’ŒUVRE LÉGER nous accorde de la crédibilité, nous nous assurons de garder notre propre identité et de pouvoir travailler sur l’essentiel : l’implantation de ce nouveau projet dès l’automne prochain dans certaines écoles de la Rive-Sud. » conclut Sonia Desbiens.

page1Cet article est issu de l’édition mars 2016 du Bulletin d’information de L’ŒUVRE LÉGER AU QUÉBEC. Pour lire la version intégrale du bulletin et découvrir tous les documents publiés par L’ŒUVRE LÉGER cette année, visitez la page Publications de notre site.

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