Le journal L’Itinéraire

Le journal L’Itinéraire

Photo: Alain Décarie

Ces gens qui ne demandent qu’à entrer dans le moule

Il y a peu de temps, Geneviève se réveillait sur un banc de parc, le ventre vide, sans savoir où aller. Elle passait ses nuits à traîner avec les jeunes de la rue. Un soir de fête, on a mélangé à son insu des drogues dans son verre et sa vie a basculé. On lui a alors diagnostiqué un état de psychose affective bipolaire.

Geneviève a tenté malgré tout un retour au cégep à trois reprises, mais en raison de la maladie, du manque d’appui et de l’absence de logement, cela ne peut pas fonctionner. Après plusieurs mois de démarches soutenues, elle n’a obtenu ni chômage, ni bienêtre social, ni bourse d’études. Fort heureusement, on l’a mise en communication avec le journal L’Itinéraire, et c’est là qu’elle a trouvé sa place.

Le mot camelot désigne les personnes qui vendent le magazine L’Itinéraire dans la rue. Les camelots de L’Itinéraire sont des personnes qui ont connu l’extrême pauvreté, l’exclusion sociale et, pour la plupart, l’itinérance. Ils ont vécu ou vivent encore des difficultés liées à l’alcoolisme, à la toxicomanie ou aux troubles de santé mentale .

La vente du journal permet à des gens comme Geneviève d’occuper un emploi, de manger un bon repas tous les jours et de se procurer appartenance où ils peuvent enfin se prendre en main. Distribuer le journal est une activité assurément plus valorisante que la mendicité. ailleurs, elle a un salaire et un logement, Geneviève a repris ses études pour devenir travailleuse sociale.

En plus de fournir un emploi à des personnes qui vivent dans la marginalité. Le Groupe L’Itinéraire offre près de 19 000 repas chaque année et compte créer un véritable réseau communautaire d’aide impliquant une trentaine d’organismes déjà investis dans des domaines tels que l’alimentation, le logement, la santé mentale et la sécurité économique.

Une réflexion sur “Le journal L’Itinéraire

  1. Lise Perreault Christin
    le a dit:

    Félicitation à vous tous pour cette belle réussite. Vous nous faites connaître le beau côté de l’être humain. Je vous souhaite toutes les chances possible. Chaque fois que je vais à Montréal, je me procure le journal l’Itinéraire. Je remarque la qualité de votre journal. J’espère qu’il y aura de plus en plus de personnes qui auront le privilège de le lire pour mieux comprendre le visage de la pauvreté. Nous sommes tous des êtres humains à part entière et nous méritons tous un regard et un geste de compassion.

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