QSF : Focus sur l’organisme d’accueil

QSF : Focus sur l’organisme d’accueil

Les stages Québec Sans Frontières (QSF) se font en partenariat entre un organisme de coopération internationale québécois et un de leurs partenaires du Sud. Ainsi, bien qu’ayant été choisis et formés par L’ŒUVRE LÉGER, c’est au sein de l’équipe de l’organisme péruvien Centro CINDES que nous avons été reçus. Avant d’arriver au Pérou, nous avions donc reçu quelques informations à leur sujet, entres autres qu’ils travaillent à la mise en place de projets de croissance socio-économique pour les populations vulnérables, en gardant un souci constant de la protection de l’environnement. Cette mission nous était abstraite, mais nous avons eu de nombreuses occasions de la clarifier lors des derniers mois travaillés avec eux.

Peu d’aide aux productrices et producteurs

L’équipe de CINDES avec un réservoir installé près du village de Culta.

Le gouvernement péruvien ne s’investit que très peu dans le secteur agricole indépendant. Les producteurs et productrices ne reçoivent donc presque aucun support de la part des institutions gouvernementales pour améliorer leurs conditions. Ce sont donc les organismes non-gouvernementaux qui prennent le relais. Ces organismes sont parfois épaulés par des partenaires extérieurs, comme c’est le cas pour CINDES avec L’ŒUVRE LÉGER.

Ils collaborent dans le cadre d’un programme financé par le gouvernement canadien appelé Innovation et Mobilisation pour la Sécurité Alimentaire (IMSA). Cela permet de financer des projets de plus grande envergure, comme un système d’irrigation ou l’achat d’un tracteur comme dans la communauté de Plateria. Tel qu’expliqué dans notre dernier article, d’autres communautés se tournent vers le principe ancestral de l’ayni et forment des coopératives. Cette entraide leur permet donc une plus grande production que si chaque personne produisait de manière séparée. Cependant, même dans ces communautés, l’appui fourni par CINDES demeure grandement apprécié.

Méthode de CINDES

Pour CINDES, il est très important que les gens se sentent impliqués par les projets qu’ils mettent en place. C’est pourquoi ils considèrent les producteurs non comme des bénéficiaires, mais bien comme des participants à part entière. L’organisme n’accomplit donc jamais le travail au complet, les agriculteurs doivent toujours mettre la main à la pâte. De cette manière, ils s’assurent de la pérennité de ce qu’ils établissent étant donné que les paysans y ont activement participé.

Discussion entre CINDES et les villageois (e) s de Huaramaya.

Toute la communauté se félicite de la pression d’eau que permet le nouveau système d’irrigation.

Inauguration d’un réservoir

Les femmes dansaient au son des flûtes et du tambour.

Le projet IMSA est une initiative sur 5 ans, dont 2017 marque la 3e année. Ainsi, dans la majorité des communautés que nous avons visitées, CINDES y est installé depuis quelque temps et leur apport n’est plus une nouveauté. Toutefois, nous avons eu la chance d’assister à l’inauguration d’un réservoir permettant la mise en place d’un système d’irrigation dans une toute nouvelle communauté participante, celle de Huaramaya.

Cela nous a permis de bien mesurer l’impact de CINDES dans les villages où ils œuvrent. En effet, toute une fête avait été préparée pour célébrer cette occasion. Nous avons reçu un accueil très chaleureux avec chants et musiques traditionnelles.

La directrice de CINDES Maria Guay qui se fait vêtir comme les femmes du village.

Nous avons même été honorés de colliers de fleurs de kantuta, la fleur emblématique du Pérou, ainsi que d’un foulard tissé par les femmes du village. Les deux responsables principaux de CINDES ont même été vêtus des vêtements traditionnels de la communauté.

Nous avons donc parcouru le système d’irrigation en «baptisant» ses différentes parties. Le maire du département de Puno, Yvan Flores, est même venu saluer la mise en place du projet. Nous nous considérons extrêmement chanceux d’avoir pu assister à cette journée de réjouissances. Ce fut une fenêtre ouverte sur une partie de la culture péruvienne que les touristes peuvent rarement observer. Nous garderons longtemps le souvenir de cette journée.

Le travail de CINDES se fait aussi dans la sensibilisation et c’est dans cette branche que notre stage s’est déroulé. Récemment, nous avons travaillé à élaborer un guide sur l’environnement à l’usage du personnel enseignant ainsi que des élèves de la région. Il pourra donc rejoindre des gens dans un rayon plus large que nos seules activités. D’ailleurs, celles-ci touchent à leur fin, tout comme notre stage. Celui-ci nous aura beaucoup appris et nous sommes impressionnés par tout le travail qu’accomplit CINDES ici.

Merci de nous avoir accueillis! Yuspagara (merci, en aymara)!

Éva Paquin-Lefebvre et Marie-Claude Giroux
Stagiaires du programme Québec Sans Frontières (QSF)
L’ŒUVRE LÉGER

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