Swayam : de survivante à agente de changement

Swayam : de survivante à agente de changement

Frédérique Thomas, vérificatrice interne et analyste de programmes, et moi-même sommes parties en mission de démarrage de projet chez Swayam, un organisme fondé en 1995 et partenaire de longue date de L’ŒUVRE LÉGER, qui vise à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux enfants dans l’état du Bengale-Occidental. « Le Bengale Occidental détient le record peu recommandable du plus grand nombre de crimes contre les femmes. Et ce n’est pas un phénomène récent. Selon le Bureau national de recherche sur le crime, l’état se classe tout en haut de ce triste palmarès depuis huit ans, mettant à mal le mythe voulant que le Bengale soit un état progressiste qui respecte les femmes ». C’est pour cette raison que L’ŒUVRE LÉGER a décidé de s’associer à la Fondation Oak, pour financer un projet de trois ans de Swayam ayant pour titre « Diminuer la violence faite aux femmes du Bengale-Occidental ».

Au cours de notre mission, nous avons rencontré de nombreuses femmes qui incarnent la devise de Swayam, « de survivante à agente de changement », un idéal qui permet aux femmes de se débarrasser de leur étiquette de victime pour devenir des personnes-ressources pour les autres. Les femmes qui s’impliquent chez Swayam décrivent ce processus de transformation comme étant difficile, mais en valant vraiment la peine. L’histoire de ces femmes et de beaucoup d’autres nous brisent et nous réchauffent le cœur, tout à la fois.

Malgré l’immensité de la tâche qui les attend à Kolkata, à Diamond Harbor (un bidonville rural) et à Metiabruz (un bidonville urbain) où Swayam a ouvert des centres, Anuradha Kapoor, la directrice générale, de même que l’équipe de services de soutien direct et de l’équipe des initiatives pour l’action et le changement social, sont férocement dévouées à leur mission et utilisent une approche holistique. Les femmes reçoivent des services de counselling, des thérapies de groupe, des conseils juridiques. Elles apprennent à connaître leurs droits et à les faire respecter par les autorités (policiers, juges, avocats, etc.). Les femmes qui arrivent à Swayam acquièrent aussi des compétences pouvant les mener à l’emploi. L’organisme aide les femmes à trouver du travail et offre même de petits prêts à celles qui ont la fibre entrepreneuriale. Toutefois, Anuradha précise que le travail ne s’arrête pas au niveau individuel. La violence contre les femmes a besoin d’être considérée comme un problème plus large, qui concerne l’ensemble de la société, et comme un problème juridique. Par conséquent, Swayam participe à des campagnes et des représentations pour sensibiliser les autorités à ces questions et les inciter à changer leurs politiques pour les rendre moins sexistes. Du niveau individuel au niveau législatif, Swayam s’attaque véritablement à tous les aspects de la violence faite aux femmes.

– Anna Tyszkiewicz, directrice des programmes pour l’Asie

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