L’épargne des femmes en Éthiopie, un moteur de développement

L’épargne des femmes en Éthiopie, un moteur de développement

Charles Mugiraneza, gestionnaire des programmes Afrique pour L’ŒUVRE LÉGER, s’est rendu à Addis Abeba en Éthiopie, où il a rencontré des vendeuses de rue qui sont membres des coopératives soutenues par l’organisation Women in Self Employment (WISE), partenaire de L’ŒUVRE LÉGER.

Les Éthiopiennes, peu importe leur génération, partagent un grand rêve, celui de travailler et de s’en sortir. Les femmes que j’ai rencontrées à Addis Abeba vivent dans des conditions modestes et font preuve d’une grande détermination. Elles travaillent les unes avec les autres au sein de petites associations, de coopératives de production, de commerce et de vente. La majorité d’entre elles étaient des vendeuses de rue. Grâce à l’Appui de L’ŒUVRE LÉGER, l’organisation WISE octroie de petits prêts à ces femmes qui les utilisent comme fonds de démarrage pour réaliser des activités génératrices de revenus.

Les Éthiopiennes sont conscientes de l’importance de l’épargne et de l’emprunt pour la croissance de leurs activités économiques. Elles se bousculent donc dans les bureaux d’épargne et de crédit. C’est justement le cas de Chereka, qui vendait des légumes au coin de la rue. En 2003, elle a décidé de devenir membre de sa coopérative. Grâce à plusieurs petits prêts, ses activités ont accru et elle est maintenant propriétaire d’une boutique de vêtements de seconde main. Elle vient aussi d’acquérir une hypothèque pour un logement qu’elle loue, ce qui lui procure un revenu supplémentaire. Selon Chereka, être membre d’une coopérative lui apporta énormément de soutien. Grâce à l’appui de L’ŒUVRE LÉGER, elle a pu bénéficier de formations organisées par WISE et de prêts sur des fonds rotatifs.

Pour Chereka, cet appui n’est pas seulement un outil de développement économique, mais c’est aussi une contribution pour le développement humain dans son ensemble. Tout en riant, elle dit : « j’ai pris du poids et ici, c’est preuve de bien-être! ». Elle a pu acheter une télévision, un réfrigérateur et elle a maintenant accès à l’eau et à l’électricité dans sa maison. Chereka mange plus de viande et envoie sa fille unique dans une bonne école.

Elle conclut en me demandant : « qu’est-ce que je peux demander de plus? Regardez-moi, je suis superbe! C’est bon pour le moral et surtout pour la confiance en soi. De retour chez vous, dites merci à vos généreux donateurs pour leur esprit de solidarité.»

-Charles Muginareza, Gestionnaire des programmes Afrique

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